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Quelques articles parus dans la presse malagasy sur les cyclones Elita et Gafilo

Appel flash des Nations Unies pour les sinistrés de «Gafilo»

8.918 104 $US d'aide d'urgence
Les Nations Unies ont lancé hier un appel flash pour alerter la Communauté internationale sur les besoins immédiats des sinistrés surtout ceux sévèrement touchés par le passage du cyclone "Gafilo". Un appel qui couvre la période allant du 15 mars au 15 juin 2004.
Le document préparé présente le résultat des missions d'évaluation faite par les bailleurs de fonds, les différents Ong travaillant à Madagascar, le CNS et le gouvernement malgache et des informations recueillies des autorités locales en une partie, les stratégies et les priorités pour les opérations humanitaires d'urgences, les besoins d'urgences humanitaires et les demandes par secteur, les dispositions de mise en œuvre. Au total, le volume d'aide concerné par cet appel d'urgence est estimé à 8.918 104 $ US. Les besoins d'urgence prioritaires touchent le secteur eau et assainissement, la santé, l'assistance alimentaire, l'abri, l'éducation, l'agriculture et la logistique.
• Un lourd bilan
Le cyclone "Gafilo" est reconnu comme l'un des cyclones les plus forts ayant frappé Madagascar ces 20 dernières années. Au plus fort du cyclone, le diamètre d'impact était estimé à plus de 400 Km de large avec des rafales de vents de 250 km/h. Le bilan est lourd, même si ces chiffres ne sont encore que des estimations et sachant que plusieurs zones enclavées n'ont pas encore pu transmettre des informations.
Trois districts sont sévèrement touchés, à savoir Antalaha, Marovoay et Morombe. 16 autres touchés sérieusement, 50 modestement touchés. Les régions côtières du nord ont ressenti des vents forts et pluies, une grande partie de l'intérieur de cette région et le sud ont connu de forte pluie suivie d'inondations avec la montée des eaux et des rivières. 774.000 personnes sont affectées par le cyclone dont 308.000 ont besoin d'une assistance d'urgence. Plus de 300.000 ha de terre agricole productive, soit 10% de zone cultivée totale, ont été endommagés dont 150.000 ha de récoltes perdus, l'équivalent de 300 000 t de céréales soit d'une valeur de 92.000 000 $ US. 200 écoles et 100 centres de santé ont été endommagés ou détruits. L'impact total sur l'économie est évalué à plus de 250 millions de dollars $US.
• Stratégies et priorités
En concertation avec le gouvernement malgache, le coordonnateur des Nations Unies a fait appel à l'OCHA pour renforcer la capacité de coordination des opérations d'urgence. Une équipe de cette organisation aide le CNS et l'équipe des Nations Unies dans la gestion des évaluations, des informations et la coordination des efforts d'urgence. L'OCHA qui a octroyé un don d'urgence d'une valeur de 50.000 $ US pour faciliter le processus d'évaluation ainsi que la distribution des provisions d'urgence. Quant à l'opération d'urgence proprement dit, elle est subdivisée en trois phases. La phase d'urgence du 8 mars au 19 mars consistait surtout à la fourniture immédiate d'abris, de nourritures, d'autres matériels d'urgence, l'évaluation des besoins ... La deuxième phase du 19 mars au 19 avril concerne la réhabilitation urgente des écoles, des maisons. Des activités ont été déjà entreprises. La troisième phase du 19 avril au 19 juin sera la phase de réparation structurelle.
Notons que les Nations Unies ont déjà fait un premier appel avant cette évaluation. Il en résulte l'arrivée de dons en argent d'un montant de 671.032 116 Fmg plus 100 000 $ US et des dons en matières d'une valeur de 834 378 $ US. Pour la situation du compte du CNS le 18/03/04, en banque il y a 1.667.128 514 Fmg + 100 000 $ US, en caisse une solde de 33.148 085 Fmg.

Elita et Gafilo : Réhabilitation et reconstruction estimées à 426 milliards de fmg
07-04-2004 / 10:17
Les investigations menées pour évaluer financièrement les dégâts causés par les cyclones Elita et Gafilo ont révélé que 426 milliards de fmg seraient nécessaires pour réhabiliter et reconstruire les infrastructures économiques, administratives et de base sociale.

Dans tout Madagascar, elles étaient 968 communes, sur les 1558 que compte le pays, à faire l’objet de telles investigations. Ce sont celles qui ont été sur la trajectoire de ces deux violentes perturbations. Elles ont fait l’objet de plusieurs vols de reconnaissance. L’estimation n’a été faite totalement jusqu’à présent que sur 81% des communes traitées. 4283 infrastructures à réhabiliter, 1966 infrastructures sont à reconstruire, ce qui correspond plus précisément à des investissements d’un montant de 426,079 milliards de fmg.

Des indicateurs autres que le nombre d’habitations privées abîmées ou détruites, ont été intégrés pour déterminer le degré de destruction des communes (fortement, moyennement ou faiblement touchées). Il s’agit des surfaces agricoles endommagées et du nombre de cheptels morts ou disparus. Remarque a été faite qu’une tendance à la surenchère a été ressentie dans la plupart des fiches d’enquête, sous la pression des maires ou des victimes. C’est le cas des routes rurales proposées pour réhabilitation, par exemple. Pour y pallier, il est prévu d’allouer aux communes « fortement touchées » un montant forfaitaire pour des projets de protection sociale HIMO. Le barème pour la reconstruction est établi à 60 millions de fmg pour une salle de classe, 150 millions pour un CSB de 5 salles, 270 millions pour un CSB de 9 salles, 150 millions pour un bureau communal et 10 millions pour un pont en béton. La réhabilitation des bâtiments est estimée en moyenne à 400.000 fmg par mètre carré sauf estimation du FID sur place. Les informations et les résultats ont été recueillis par les directions régionales du FID (Fonds d’Intervention pour le Développement). Ils ont vu la contribution des partenaires relais, des ONG et bureau d’études, ou des agents mêmes du FID qui ont été dépêchés sur place.

Nirina R.

©Midi Madagascar

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